AU TRAVAIL DE 15 À 64 ANS : C’EST NON !

27 janvier 2023

Voie professionnelle : plus que jamais dans la mobilisation !

Les personnels des lycées professionnels comme tou·tes les salarié·es sont entrés massivement dans le processus de mobilisations et de grève contre la réforme des retraites. Pour autant, la colère des personnels contre la réforme des lycées professionnels reste intacte et de nombreuses préconisations présentées par la ministre le 27 janvier 2023 vont sans aucun doute la renforcer.

L’intersyndicale a bien pris note du recul sur l’allongement des périodes de formation en milieu professionnel, qui montre que les précédentes mobilisations et journées de grève ont des effets concrets, et que le rapport de force engagé commence à payer.

Pour autant, de nombreuses propositions inacceptables demeurent, qui peuvent se traduire par une attaque frontale sur notre statut. La menace de l’annualisation de notre temps de travail n’est pas levée. L’intersyndicale dénonce avec force une des propositions emblématiques de son projet : celle de définir un cadre général inter-institutionnel ministère du Travail / Éducation nationale pour adapter en fonction des besoins, des cadres dérogatoires pour les mineurs en formation.

L’intersyndicale dénonce également les dénaturations annoncées de nos métiers comme de la formation de nos jeunes, notamment via les modulations de stages, le fait de s’affranchir de l’année scolaire comme unité structurante, la volonté d’ancrer les innovations pédagogiques dans les programmes ou encore de s’affranchir des compétences par champ disciplinaires.

Malgré les chiffres récents et alarmants de la DARES concernant les ruptures de contrats par apprentissage (en CAP : Restauration 52 %, Esthétique 44 % ; en bac pro : Maintenance Véhicules transport 54 %, Commerce-vente 45 %), la ministre s’obstine à vouloir l’imposer largement dans les lycées professionnels. Ce choix politique est révélateur du fait que ce n’est pas l’intérêt des jeunes qui domine, mais bien celui d’offrir une main d’œuvre gratuite aux entreprises. L’intersyndicale s’opposera aussi à un éventuel élargissement du public accueilli aux adultes en formation continue et à la transformation de nos établissements en centres de formation.

Dans le même temps, alors que le ministère refuse d’augmenter de manière inconditionnelle l’ensemble des enseignants, les missions supplémentaires du « pacte version PLP » pourraient être définies ailleurs qu’à l’Éducation nationale (collecteur de taxe d’apprentissage, animateur de tuteurs en entreprises, développeur de mentorat, chargé d’orientation et de découverte des métiers et des milieux professionnels, valorisation des enseignant.es qui accueillent des apprentis.…). L’intersyndicale rappelle solennellement à la ministre que le ministère du Travail n’a pas à décider de nos missions !

Politique salariale scandaleuse, réforme des retraites, réforme des lycées professionnels sont tous des projets de société dangereux, des projets de régression sociale.

Nos organisations syndicales CGT, FSU, SNALC, Solidaires, CNT, appellent les intersyndicales locales à se réunir pour amplifier les mobilisations contre la réforme des retraites notamment le mardi 31 janvier et pour construire des actions pour rendre visible nos exigences salariales et obtenir le retrait du projet de réforme des lycées professionnels. Si la ministre ne renonce pas, l’intersyndicale s’engage à construire un nouveau front de riposte par des actions et des grèves spécifiques lycées professionnels.

Salaires : le choc d’attractivité n’aura pas lieu !

24 janvier 2023

Les négociations sur les augmentations de rémunérations que le ministère persiste à appeler revalorisation ont commencé.  Les chiffres confirment la tromperie de la promesse d’E.Macron : il n’y aurait pas une augmentation de 10 % pour tous les personnels sans contreparties. Et en tout état de cause ces 10 % n’auraient même pas suffi pour compenser les pertes de pouvoir d’achat de ces 20 dernières années.           

Le ministère fait le choix de répartir la pénurie. Dans une des hypothèses, seul-es les professeur-es, CPE et PsyEN ayant jusqu’à 26 ans d’ancienneté seraient concerné-es par les mesures salariales. Les autres n’auraient rien ! Autrement dit, le ministère joue l’effet « jackpot Française des Jeux » : plus le gain affiché est important, moins il y a de chances de gagner ! Dans la deuxième hypothèse, tous les personnels seraient concernés mais à des hauteurs indignes du déclassement salarial de nos professions pour bon nombre de collègues.

Pour la FSU, ces propositions sont inacceptables. Elles sont la preuve de l’absolue nécessité d’un collectif budgétaire qui permettrait de dégager une enveloppe conséquente conjuguée à un plan pluriannuel pour un rattrapage des pertes et une revalorisation sans contreparties, de toutes et tous, début, milieu et fin de carrière.

Salaires, retraites, conditions de travail : la colère des personnels s’exprime fortement dans les mobilisations actuelles. Plus que jamais, la FSU appelle à amplifier le mouvement, en participant aux actions locales de cette semaine et en faisant de la grève du 31 janvier une journée encore plus massive que celle du 19 janvier.

COMMUNIQUE DE PRESSE FSU
Les Lilas, le 24 janvier 2023

Grève du 31 janvier et actions dans l’académie contre la réforme des retraites.

Après la réussite du 19 janvier, tous ensemble, amplifions la mobilisation !

Manifestations dans le Var:

  • TOULON : 10H00, PLACE DE LA LIBERTÉ
  • DRAGUIGNAN : 10H00, SOUS-PREFECTURE
  • BRIGNOLES : 15H30, LYCEE RAYNOUARD

L’intersyndicale varoise organise une diffusion de tracts contre la réforme des retraites.

Rendez-vous à toutes celles et ceux qui le peuvent SAMEDI 28 JANVIER DE 10H30 à MIDI :

– Centre commercial Grand Var La Garde (entrée principale)

– Centre commercial Mayol Toulon (place du Murier)

– Centre commercial de Trans

Manifestation dans les Alpes-maritimes:

  • NICE : 10H, THÉÂTRE DE VERDURE

Une marche aux flambeaux est organisée sur Nice le vendredi 27 janvier 18h devant le théâtre de Verdure. 

Lieux de manifestations grève du 19 janvier dans le 06 et le 83- conférences de presse FSU 17 janvier

Lieux de manifestations dans l’académie pour la grève interprofessionnelle et intersyndicale du 19 janvier contre la réforme des retraites:

Dans le Var:

Dans les Alpes-maritimes:

Deux conférences de presse organisées pour le mouvement éducation FSU du 17 janvier pour nos salaires, nos conditions de travail et nos lycées professionnels :

Signer la pétition intersyndicale : « Retraites : non à cette réforme injuste et brutale ! »

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses.

D’autres solutions sont possibles ! Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme.

Retraites : première journée de mobilisation le 19 janvier

Communiqué intersyndical

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. Jamais le gouvernement, arcbouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement.

Suite à l’annonce de la réforme gouvernementale, toutes les organisations syndicales se sont immédiatement réunies pour construire une réponse commune de mobilisation interprofessionnelle. Celle-ci prendra la forme d’une première journée de grèves et de manifestations le 19 janvier 2023.

Parce qu’elles représentent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses, demandeurs et demandeuses d’emploi, et retraité.es, c’est cette date syndicale qui donne le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée.

Elles décident d’ores et déjà de se réunir le 19 janvier au soir avec les organisations de jeunesse pour prolonger le mouvement de mobilisation et convenir d’autres initiatives.  

Les organisations syndicales appellent les salarié.es à se mobiliser fortement dès cette première journée dans l’ensemble du territoire et à participer aux différentes initiatives organisées en intersyndicale.

Paris le 10 janvier 2023

Appel Fonction publique

Salaires : flou pour mieux tromper

Approximations, confusions…dans la droite ligne de 2022, l’exécutif commence l’année en apportant des réponses insatisfaisantes et inacceptables sur la question des salaires !

Mardi 4 janvier, Pap Ndiaye, invité de la matinale de RMC/BFM, nie avec force tout  engagement à augmenter de 10 % toutes et tous les enseignant·es en janvier 2023. Pourtant, c’était bien une promesse du candidat Macron pendant la campagne présidentielle, à l’occasion du débat entre les deux candidats qualifiés pour le second tour, puis à l’occasion d’un entretien à la radio.

Une « revalorisation pour tous » ?

Le ministre a également affirmé qu’il y aurait une « revalorisation générale pour tous ». C’est en contradiction avec ses propos tenus jusqu’ici. Dans les médias et dans des réunions avec les organisations syndicales, celui-ci a affirmé à plusieurs reprises que les augmentations de rémunération sans condition ne concerneraient que les enseignant·es du début au milieu de carrière (que le ministre a finalement positionné à 20/25 ans d’ancienneté après l’avoir envisagé à 10 ans d’ancienneté). Nouvelle approximation ou annonce inattendue d’une augmentation de rémunération sans condition pour toutes et tous ? Au regard des sommes annoncées pour le budget 2023, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un énième cafouillage : le ministère annonce 635 millions d’euros pour la revalorisation sans condition, de septembre à décembre 2023, puis 1,9 milliards en année pleine, or les syndicats de la FSU ont calculé qu’il faudrait 1,2 milliards pour augmenter tous les personnels de 10 % sur 4 mois et 3,6 milliards en année pleine.

Une crise profonde

Les syndicats de la FSU dénoncent la désinvolture et la légèreté avec laquelle la question de la revalorisation des personnels est traitée par le gouvernement. La situation est grave :

  • les chiffres des inscrit·es aux concours 2023 sont désormais connus et confirment que la crise de recrutement est profonde et structurelle. Ainsi le nombre d’inscrits aux concours du second degré est en recul de 18,5% par rapport à 2021, avec par exemple – 25 % au CAPLP externe.
    Il est donc fort probable que l’Education nationale connaîtra une nouvelle rentrée de la pénurie en septembre prochain : job dating, « formation » express de contractuel·les en 48h avant la rentrée, petites annonces sur Pôle Emploi…un bricolage indigne des ambitions pour un service public de qualité
  • de plus en plus de collègues en poste quittent l’Education nationale : le nombre de démissions augmente et selon le rapport annuel sur l’état de la fonction publique, paru le 8 novembre 2022, le nombre de ruptures conventionnelles a été multiplié par 5 en un (1600 en 2021 contre 296 en 2020)

Et pourtant, entre approximation, confusion mais surtout tromperie, le gouvernement et le président de la République continuent d’apporter une réponse insuffisante et par certains aspects irresponsable. Alors que tout montre que les personnels de l’Éducation nationale sont épuisés (une récente étude de la Depp a montré que la moitié des enseignant·es travaillent plus de 43h par semaine), Emmanuel Macron et Pap Ndiaye continuent de s’arcbouter sur le Pacte, des primes en contrepartie de tâches supplémentaires, soit un absurde retour du « travailler plus pour gagner plus » !

Dans l’action avec le SNUEP et la FSU

Le SNUEP-FSU exige :

  • Une augmentation des salaires sans contreparties pour toutes et tous.
  • Un rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et une revalorisation des carrières.
  • Un mécanisme pérenne d’indexation des salaires sur les prix.
  • Une augmentation des salaires des AED et des AESH, ainsi qu’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Le mois de janvier sera celui de la mobilisation pour nos salaires et nos retraites. Dès maintenant, le SNUEP-FSU appelle les personnels à se réunir dès les prochains jours en heure d’information syndicale pour faire le point sur les dossiers en cours et préparer les mobilisations. Avec la FSU, le SNUEP, appelle à la grève le 17 janvier, notamment sur la question des salaires : alors que va s’ouvrir un nouveau cycle de discussions avec le ministère mi-janvier, il est indispensable d’être massivement en grève et ainsi peser sur les discussions. La FSU est également pleinement engagée dans l’interpro contre la réforme des retraites et la première journée de grève et manifestations du 19 janvier.

Pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail et sauver nos lycées pros agissons ensemble : c’est bien par la force du collectif syndical que nous pourrons nous organiser pour agir, lutter et gagner.

L’intersyndicale déterminée à exiger le retrait du projet de réforme des lycées professionnels

Les mobilisations des personnels ont obligé Carole Grandjean à un premier recul : la réforme ne s’appliquera pas à l’ensemble des établissements à la rentrée 2023. Cependant, elle ne renonce pas et tente dorénavant de l’imposer plus insidieusement par des expérimentations qu’elle généralisera, à coup sûr, sans bilan et rapidement malgré une contestation toujours vive des personnels. Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a d’ailleurs réaffirmé le 21 décembre dernier que le gouvernement avait engagé une réforme du lycée professionnel. Carole Grandjean est donc toujours déterminée à sacrifier l’avenir des jeunes, de nos métiers et de nos lycées professionnels – quitte à contourner le dialogue social en ayant recours à des cabinets de conseil malgré les scandales.

Les préconisations qu’elle doit émettre en février seront basées sur un bilan complètement tronqué de la réforme Blanquer qui affirme, en particulier, que le chef-d’œuvre est un dispositif  « structurant au résultat encourageant » et sur des postures extrêmement réactionnaires de la formation professionnelle des jeunes. Augmenter les périodes de stages, même progressivement, comme développer à tout crin l’apprentissage, c’est tout simplement priver les élèves, mineurs et les plus fragiles scolairement, d’un enseignement global et ambitieux. C’est mettre en péril leur avenir scolaire comme professionnel. C’est aussi les exposer aux dangers multiples, en particulier de sécurité, inhérents au monde du travail. Exiger des établissements qu’ils décident localement des horaires disciplinaires c’est aussi mettre à mal l’égalité entre les jeunes. Enfin, réviser la carte des formations au prisme des besoins économiques locaux et immédiats des entreprises, c’est entraver leur possibilité de choisir la formation à un métier de leur choix. Il s’agit d’une volonté réactionnaire qui projette de renvoyer la formation professionnelle des décennies en arrière.

Carole Grandjean décide donc bien de mépriser la colère des personnels et de passer outre leur expertise. Pour mener à bien ce projet dévastateur, elle envisage aussi de détruire nos métiers prônant notamment un vaste plan de reconversion des enseignantes et enseignants et le recrutement massif de professeur·es associé·es. En parallèle, le ministère s’obstine à vouloir imposer son « pacte » – dispositif qui revient à conditionner une valorisation du pouvoir d’achat à des missions supplémentaires révélant ainsi son mépris pour nos conditions de travail déjà dégradées. Quant à la réforme des retraites menée à marche forcée par le gouvernement contre l’avis des salarié.es, elle participe de cette même logique du travailler plus !

Face à l’ensemble de ces attaques, l’intersyndicale est déterminée à ne rien laisser passer. Elle combattra la réforme des retraites et s’engagera dans les luttes pour de véritables revalorisations salariales. L’intersyndicale soutient les personnels en lutte pour sauver les lycées menacés de fermetures et ne lâchera rien non plus sur la réforme Grandjean des lycées professionnels. Elle s’engage à construire, ici aussi, les mobilisations indispensables pour empêcher la mise en place des expérimentations Grandjean et obtenir le retrait de ce projet dévastateur pour l’avenir des jeunes, de nos métiers et de nos lycées professionnels.

Paris, le 6 janvier 2023

Pour nos salaires, nos métiers, nos lycées professionnels, en grève et manifestations le 17 janvier

Après des mois de promesses, les engagements électoraux du candidat E. Macron apparaissent pour ce qu’ils sont : une tromperie. Le budget 2023 ne permet même pas d’augmenter de 10 % tous les personnels. Le ministre de l’Éducation s’obstine à défendre l’idée d’un pacte, synonyme de travailler plus pour gagner plus ce qui n’est nullement synonyme de revalorisation ! Ce choix est même irresponsable dans un contexte où nos professions continuent de connaître une profonde crise d’attractivité et où le recours aux ruptures conventionnelles ne cesse d’augmenter. Il méconnaît profondément la réalité de nos conditions de travail pourtant objectivées par des études scientifiques, à l’image de l’étude de la DEPP d’octobre 2022 qui a montré que la moitié des enseignants travaillent plus de 43h par semaine.

Le gouvernement fait aussi le choix de continuer de dégrader les conditions de travail et d’apprentissage. Dans la droite lignée du quinquennat précédent, à l’Éducation Nationale le second degré devra encore faire face à la suppression de postes : 481 à la rentrée 2023, ce qui porte à 8381 le nombre de suppressions d’emplois en 6 ans ! Et ce n’est pas davantage du côté des lycées agricoles publics qu’il faudra chercher l’ambition et les moyens qui vont avec pour assurer le renouvellement de près de 50 % de la profession agricole partant en retraite dans les 5 à 8 ans à venir et accélérer la nécessaire transition agro-écologique !

Alors que les mobilisations ont contré la mise en œuvre complète de la réforme des lycées professionnels en septembre 2023, le ministère ne renonce en rien à son projet dévastateur pour les lycées professionnels. Au mépris de la contestation qui reste vive chez les personnels, Carole Grandjean instrumentalise maintenant les établissements engagés dans le dispositif « faisons l’école ensemble » pour imposer ses expérimentations – avec la consigne de déroger aux grilles horaires nationales, d’augmenter les semaines de stages et d’inclure des entreprises dans les décisions d’établissements.

Réforme des lycées pros, salaires, suppressions de postes, autant de décisions que nous devons combattre. Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNETAP-FSU et le SUI-FSU appellent donc les personnels à se mobiliser le 17 janvier par la grève, les actions et les manifestations pour obtenir une augmentation inconditionnelle des salaires pour toutes et tous et gagner le retrait de la réforme Macron des lycées professionnels.

Enjeu de société majeur, le service public d’éducation doit être renforcé, nos métiers confortés, nos salaires revalorisés et les parcours scolaires des élèves sécurisés.