Inscription au stage SNES-SNUEP FSU « Stagiaires »

    Voici ci-dessous les informations à compléter pour ta participation à la formation.
    Les co-secrétaires académiques du Snuep-fsu Nice: Andrée Ruggiero, Emmanuelle Cazach et Christian Petit.

    N'OUBLIE PAS D'APPUYER SUR "ENVOYER" à la fin.

    Inscription au stage « militer en établissement »

      Voici ci-dessous les informations à compléter pour ta participation à la formation.
      Les co-secrétaires académiques du Snuep-fsu Nice: Andrée Ruggiero, Emmanuelle Cazach et Christian Petit.

      N'OUBLIE PAS D'APPUYER SUR "ENVOYER" à la fin.

      Communiqué : Lycée professionnel – En grève le 18 octobre pour le retrait du projet Macron

      Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l’apprentissage. C’est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

      L’augmentation du nombre de semaines de stage impliquera moins de semaines d’enseignement dans nos lycées. Si le président a enfin concédé à dire que l’enseignement général doit rester une composante de la formation des jeunes, il l’a évoqué surtout à l’aune de disciplines qui seraient « fondamentales ». Les langues vivantes, l’éco droit, l’éco gestion, les arts appliqués, l’EPS, la PSE seront-elles considérées comme fondamentales et les postes des collègues concernés préservés ? Sa volonté de renvoyer la ventilation du volume d’enseignement général au niveau local impliquera une remise en cause du caractère national de l’accès aux formations professionnelles pour les jeunes et des diplômes professionnels. Nos organisations syndicales sont fermement attachées au principe d’égalité de notre école républicaine et revendiquent le maintien d’une grille horaire nationale pour toutes les filières professionnelles. Elles revendiquent aussi une dimension émancipatrice de la formation des jeunes à laquelle participent toutes les disciplines.

      Cette diminution du temps scolaire percutera aussi les enseignant·es de matière professionnelle pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH.

      Nos élèves sont contraints par les lieux de stages. Nombreuses sont les entreprises qui ne peuvent pas leur proposer l’intégralité des plateaux techniques et des activités développées dans les lycées professionnels pourtant indispensables à l’obtention de leur diplôme.

      Il veut imposer dès la 5ème de collège un dispositif « Avenir » consistant à dédier une demi-journée par semaine pour découvrir les métiers et les entreprises. Pour nos organisations il faut renforcer les missions et le nombre de personnels d’orientation et préparer les collégiens à tous les parcours d’orientation sans exception.

      Oui la carte des formations doit évoluer, nous le portons haut et fort depuis des années. Pour nos organisations elle doit évoluer dans l’intérêt général du pays au prisme des grands enjeux écologiques, de la prise en charge du Grand âge, de la nécessaire réindustrialisation, du numérique… D’aucune façon, son « évolution » ne doit se restreindre à la seule mise en adéquation avec les besoins économiques immédiats et locaux des entreprises : chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel, doit pouvoir trouver la formation de son choix.

      Pour nos organisations syndicales CGT Agri, CGT Educ’action, CNT-FTE, SE-UNSA, SNALC, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNFOEP, SNUEP-FSU, SEA-UNSA, SNEP-UNSA, CGT Enseignement privé, SNETAA-FO, SNETAP-FSU, SNUPDEN-FSU, SUI-FSU, SUD rural, SUNDEP-solidaires et SUD Éducation, l’urgence est de renforcer les lycées professionnels et de donner plus de temps et de moyens aux personnels pour faire réussir tous les élèves.

      La réforme est à l’opposé de nos ambitions, c’est pourquoi nos organisations appellent à une journée de grève le mardi 18 octobre, point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet.

      Montreuil le 23 septembre 2022

      Pour les salaires : en grève le 29 septembre !

      MANIFESTATIONS:

      TOULON : 10 H 30, PLACE DE LA LIBERTE LIEN

      DRAGUIGNAN : 10 H 30, SOUS-PREFECTURE

      NICE : 10H JARDIN ALBERT 1er LIEN

      REVALORISATION IMMÉDIATE POUR TOUTES ET TOUS !

      La situation actuelle d’inflation des prix et du coût de la vie appelle des mesures d’urgence. Dans la Fonction publique, nous ne pouvons nous satisfaire de la revalorisation de 3.5 % du point d’indice, nettement insuffisante face à l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations de 10 % au moins dès maintenant pour toutes et tous. Dans nos métiers, il en va de l’attractivité et de la sauvegarde du service public de l’enseignement professionnel. Il faut cesser les politiques de revalorisation à coup de primes et d’heures supplémentaires. Le SNUEP-FSU revendique un rattrapage immédiat de 300 euros net, l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation.

      10 pour cent…pour qui ? pour quand ?

      Pour les PLP et les CPE, le président de la république avait évoqué pendant sa campagne puis début septembre, une augmentation « sans conditions » de leur rémunération de 10 % pour toutes et tous sans toutefois en fixer le calendrier de mise en œuvre. Le 12 septembre, le ministre annonce une augmentation qui serait ciblée prioritairement sur les débuts de carrière qui “toucheront 2000 euros par mois à partir de septembre 2023” et indique que les milieux de carrières seront aussi concernés par des mesures salariales avec cette annonce pointant un « plat qui dure au moins une dizaine d’année auquel nous devons auquel nous devons toucher pour que les enseignants en milieu de carrière voient leur progression se matérialiser » (P.Ndiaye sur France Info). On apprend donc que les milieux de carrière se situent à une dizaine de d’année ! Et les fins de carrière sont donc exclues de ces annonces. On est donc très loin de la revalorisation pour toutes et tous !

      Nous exigeons une revalorisation pour toutes et tous, pour les début, milieu et fin de carrière !

      Revaloriser l’enseignement professionnel public passe aussi par la revalorisation de ses personnels !

      Pour préparer la grève

      Les tracts à distribuer :

      Tract Voie Pro

      Tract Éducation

      Tract AESH

      Ensemble, stoppons le projet de réforme  des lycées professionnels

      Lors de son déplacement en Vendée le président Macron a officialisé le lancement des débats locaux dans les lycées professionnels.

      Après avoir enfin concédé à préserver une dimension générale et citoyenne dans la formation professionnelle des jeunes, il annonce que les volumes disciplinaires dédiés aux enseignements généraux seraient décidés localement. Les élèves n’auront donc plus les mêmes droits, pour préparer leurs examens et obtenir un diplôme national, selon leur établissement et leur secteur géographique. C’est une véritable remise en cause d’un des piliers de l’école républicaine : l’égalité entre tous les jeunes.

      Pour justifier le dispositif Avenir en collège, le président dénonce l’orientation par défaut dans la voie professionnelle allant jusqu’à oser parler de « mauvaise organisation collective ». Après avoir progressivement démantelé les missions et les périmètres des personnels d’orientation, il leur fait maintenant porter une responsabilité qui n’est pas la leur.

      L’augmentation des stages, fortement contestée par les collègues, impliquera inéluctablement moins de présence des élèves dans nos établissements. Ils ne bénéficieront donc plus, ou beaucoup moins, des projets culturels, artistiques et sportifs alors même qu’ils sont les plus éloignés de ces pratiques.

      Quant à la volonté de réviser les cartes des formations uniquement au prisme des besoins locaux des entreprises sur un bassin d’emplois, c’est révélateur d’une vision étriquée de la formation professionnelle des jeunes qui va encore plus les assigner à résidence géographique.

      Les personnels l’affirment haut et fort : ils ont besoin de plus de temps pour faire réussir tous les jeunes et les élèves ont besoin de plus d’école pour sécuriser leur parcours scolaire et leur avenir professionnel.

      Nos organisations syndicales SNUEP, SNES, SNEP, SNETAP, SUI et SNUPDEN de la FSU appellent les personnels à poursuivre l’organisation d’heures d’information syndicale dans les établissements pour échanger ensemble sur cette réforme et sur les moyens d’action pour la stopper.

      Si ce projet est maintenu, nos organisations SNUEP, SNES, SNEP, SNETAP, SUI et SNUPDEN de la FSU prendront leurs responsabilités lors de l’intersyndicale du 22 septembre prochain.

      Mutations et affectations des personnels du second degré

      Un enjeu majeur et une nécessité pour y arriver : des postes !

      De plus en plus de personnels du second degré se retrouvent dans l’impossibilité de muter ou obtiennent des affectations non souhaitées. C’est une conséquence directe des politiques de suppressions continues de postes menées par les gouvernements successifs. Moins de postes de titulaires, c’est moins de possibilités de muter et donc moins de satisfaction.

      À cela s’est ajoutée cette année la réforme des concours qui place une grande partie des fonctionnaires stagiaires à temps plein, réduisant encore les possibilités d’accueillir des titulaires dans les académies.

      La FSU défend depuis toujours un service public de qualité. Le recrutement national par concours est un gage d’égalité sur tout le territoire. Par ses décisions et sa volonté affichée de recourir davantage aux non titulaires, le ministère a créé les conditions de la désorganisation du service public et de concurrence entre les personnels. Moins de postes de titulaires, c’est moins de possibilités de muter et donc moins de satisfaction.

      Par ailleurs, les personnels n’ont plus aucune confiance en l’administration quant aux opérations de carrière. La loi de transformation de la Fonction publique a engendré une opacité totale : les personnels n’ont plus d’éléments de compréhension et de perspectives.

      Le service public d’éducation a besoin de personnels formés sur tout le territoire et traités de manière équitable avec le rétablissement d’instances paritaires, où siègent les représentant·es des personnels. Les créations de postes sont un enjeu majeur et la clé pour que les conditions de mutation et d’affectation soient satisfaisantes pour les personnels.

      La FSU réclame la création de postes en nombre suffisant pour couvrir les besoins du second degré (y compris les besoins en remplacement) sur tout le territoire.

      Communiqué SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU

      12 septembre 2022

      Sous l’apprentissage, la désorganisation de la voie professionnelle sous statut scolaire !

      Communiqué de l’intersyndicale de la voie professionnelle

      Le président Macron dans son discours de rentrée aux recteurs a réitéré sa volonté d’engager une nouvelle réforme de la voie professionnelle sous statut scolaire en souhaitant une convergence de celle-ci vers le modèle de l’apprentissage.

      Suite à ces annonces, une intersyndicale réunissant la CGT Educ’action, le CNT-FTE, le SE-UNSA, le SNALC, le SNUEP-FSU, le SNETAA-FO et SUD Éducation, c’est-à-dire l’ensemble des organisations syndicales de la voie professionnelle, s’est tenue le mardi 30 août.

      Le constat qu’elles font est unanime : l’inquiétude est réelle en cette rentrée, et ces annonces présidentielles laissent planer une menace forte pour l’avenir des lycées professionnels, des PLP et des élèves de la voie professionnelle au sein du Service public d’Éducation.

      En effet, le président veut « un partenariat beaucoup plus étroit avec les entreprises » laissant subsister le mensonge que les PLP en seraient éloignés alors même que, pour beaucoup, ils ont exercé dans le privé et qu’ils entretiennent des liens rapprochés avec les entreprises et leurs salariés qui accueillent nos élèves en stage. 

      La feuille de route énoncée reste floue pour le moment : durée des PFMP augmentée de 50% aussi bien en CAP qu’en Bac pro dès la rentrée 2023, fermeture des formations prétendues non insérantes, cartes des formations mises en adéquation avec les métiers qui peinent à recruter sur les secteurs en tension. La formation initiale de nos lycéens et lycéennes professionnels serait donc instrumentalisée pour développer toujours plus l’apprentissage avec l’objectif d’atteindre 1 million d’apprentis. Autant de mesures qui sont une menace directe pour les postes de PLP, mais aussi et surtout pour la vocation émancipatrice de l’enseignement professionnel sous statut scolaire des élèves. Nos élèves n’ont pas besoin de plus d’entreprise mais de plus d’école, plus de culture et d’enseignement général, bref de plus de bases scolaires.

      Le leitmotiv « on apprendrait mieux sur le tas » tout comme l’amalgame des lycées professionnels à un « gâchis » généralisé sont inacceptables. C’est pourquoi les organisations syndicales CGT Educ’action, CNT-FTE, SE-UNSA, SNALC, SNUEP-FSU, SNETAA-FO et SUD Éducation appellent l’ensemble des personnels des lycées professionnels et Érea à se réunir dès ce début septembre en Heures d’informations syndicales dans un cadre unitaire le plus large possible, afin d’informer, d’échanger ensemble sur les projets qui se profilent afin de débattre d’une réponse collective à construire et préparer les mobilisations nécessaires.

      Au regard des enjeux importants d’un tel projet pour les PLP et les élèves, l’intersyndicale demande des clarifications rapides. D’ores et déjà l’intersyndicale a convenu d’une nouvelle date de réunion pour amplifier la réponse collective qui fera échec à ce projet de désorganisation de la voie professionnelle scolaire.

      Montreuil, le 6 septembre 2022

      Mémo stagiaires 2022

      Les mémos stagiaires rentrée 2022 du SNES, SNEP et SNUEP FSU, à consulter et télécharger ci-dessous.

      Vous trouverez dans ce mémo stagiaire, les différentes informations concernant l’année de fonctionnaire stagiaire.

      Les règles qui régissent les mutations à l’issue de l’année de stagiaire ont été modifiées, ils est d’autant plus important d’être syndiqué pour le suivi de sa demande de mutation et de sa carrière mais aussi pour connaître ses droits et les faire respecter.

      Pour adhérer dès maintenant !

      Depuis 2022, concours à la fin du master 2 (M2)

      Avec la réforme du concours effective en 2022, il faut au moins être inscrit·e en deuxième année de Master (n’importe quel Master) pour passer le concours dans les sections d’enseignement général, et les lauréat·es doivent avoir validé le M2 pour entrer en stage. Les parcours en amont du concours sont nombreux, en aval l’année de fonctionnaire-stagiaire bouleversée. Le passage du M1 au M2 n’a aucun effet positif sur la carrière : le niveau de recrutement augmente en 2022, les salaires à peine : un·e enseignant·e ou un·e CPE débutant·e sera même moins payé·e qu’il y a 10 ans ! Pour les autres disciplines, rien ne changer concernant les conditions de diplômes pour être nommé·e fonctionnaire-stagiaire.

      Des parcours nombreux, mais qui ne suscitent pas vraiment l’enthousiasme

      Dès la licence, les étudiant·es peuvent choisir de :

      • suivre une Licence classique ;
      • s’engager dans un contrat d’AED prépro en L2 (pour 3 ans, donc L2, L3 et M1 MEEF), qui peut être renouvelé une quatrième année pour le M2 MEEF. Les contrats d’AED prépro sont peu nombreux, et ne concernent pas, pour le moment, les disciplines de la voie professionnelle.

      Après la Licence, les étudiant·es qui ne sont pas déjà AED prépro et qui entrent en Master MEEF ont deux options de parcours :

      • – un master MEEF classique, avec 18 semaines de stage au total, pendant lesquelles les étudiant·es sont « Stagiaires en Observation et Pratique Accompagnée (SOPA). Les SOPA de deuxième année de MEEF sont tenu·es de faire un stage de 12 semaines dans un établissement scolaire, avec l’accompagnement d’un tuteur. Ces 12 semaines s’ajoutent aux 6 semaines d’observation et de pratique accompagnée en M1 et peuvent être effectuées sur différents semestres universitaires selon l’organisation locale des INSPE et rectorats. Le stage de 12 semaines doit donner lieu à une gratification annuelle de 1263,60€. Son versement, souvent avec retard, est en principe mensuel. C’est bien peu, compte-tenu du temps que les stagiaires devront y consacrer et qui les empêche souvent d’exercer un autre emploi d’étudiant.
      • – un master MEEF en alternance, comme Étudiant Contractuel alternant (ECA, voir notre publication spécifique) ; l’alternance est organisée le plus souvent seulement en M2 (semestres 3 et 4 du Master), mais dans certains INSPE, peut être placée à cheval sur les deux années (S2-S4). Les contractuel·les alternant·es ont un contrat de droit public de douze mois consécutifs régi par le décret 86-83 du 17/01/1986. Le temps de service équivaut au tiers de l’obligation réglementaire de service : entre 3 et 9 heures de cours hebdomadaires pour les enseignant·es sauf pour les professeurs documentalistes qui ont un service de 12 heures par semaine, et douze semaines réparties sur l’ensemble de l’année pour les CPE. Selon les académies, le contrat peut courir sur l’intégralité de l’année scolaire de M2 ou sur le second semestre du M1 et le premier semestre du M2. La rémunération mensuelle brute est de 865 euros (environ 695 euros net), à laquelle est ajoutée une fraction, déterminée au prorata du temps effectif de service, de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) ou de l’indemnité forfaitaire allouée aux CPE. Un·e alternant·e qui souhaiterait mettre fin à son contrat doit pouvoir basculer en SOPA ainsi que l’a garanti le ministère.

      Dans l’ensemble, ces deux dispositifs n’ont pas fait le plein, et les témoignages d’étudiant·es en alternance près de renoncer au concours se multiplient.

      Une très forte dégradation des conditions d’entrée dans le métier après le concours

      La FSU, à laquelle appartient le SNUEP, a dénoncé très tôt les effets de la réforme sur le déroulement de l’année de stage avant titularisation, en y voyant un grave recul pour la formation des enseignant·es et des CPE. La publication le 17 février 2022 d’un arrêté du 4 février, modifiant les règles en vigueur depuis 2014, a confirmé nos pires craintes. Le tableau ci-dessous fait le point des conditions de formation initiale (pendant l’année de fonctionnaire-stagiaire) en fonction des parcours antérieurs des lauréat·es.

      Les différentes modalités de l’année de fonctionnaire stagiaire prévues par l’annexe de l’arrêté du 4 février 2022.

      Lauréat·es concerné·sModalité de l’année de fonctionnaire-stagiaire
      1. Les personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement public stagiaires, titulaires d’un master « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF)     Temps plein en responsabilité avec crédit de 10 à 20 jours de formation Tutorat
      2. Les personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement public stagiaires titulaires d’un autre master que le master MEEF (ou titulaire d’un titre ou diplôme reconnu équivalent au master)Mi-temps en responsabilité, formation en alternance Tutorat
      3. Les personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement public stagiaires, dont la nomination n’est pas conditionnée à la détention d’un master (sections professionnelles et des métiers);Mi-temps en responsabilité, formation en alternance Tutorat
      4. Les personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement public stagiaires remplissant les conditions fixées au 1. ou au 2. ou au 3. ci-dessus, qui possèdent une expérience professionnelle d’enseignement ou dans des fonctions d’éducation, résultant de l’exercice, dans la discipline de leur recrutement, des fonctions dévolues aux membres des corps de personnels enseignants et d’éducation pendant une durée au moins égale à un an et demi d’équivalent temps plein au cours des trois années précédant leur nomination en qualité de stagiaire ;Temps plein en responsabilité avec crédit de 10 à 20 jours de formation Tutorat
      5. Personnels titulaires d’un corps du second degré détachés dans le corps des professeurs des écoles ou inversement    Temps plein en responsabilité avec crédit de 10 à 20 jours de formation Tutorat
      6. Les autres personnels déjà titulaires d’un corps de catégorie A détachés dans les corps de personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement public ;Mi-temps en responsabilité, formation en alternance Tutorat

      Désormais, seul·es les lauréat·es qui ne sont pas titulaires d’un Master MEEF, ce qui concerne une majorité des PLP stagiaires, seront encore affecté·es à mi-temps en responsabilité dans un établissement, et à mi-temps en formation à l’INSPE (et payé·es à plein temps).

      Tou·tes les lauréat·es titulaires d’un Master MEEF seront placé·es à temps plein en responsabilité, avec un « parcours de formation adapté » et un « crédit de 10 à 20 jours de formation défini par une commission académique ».

      On en revient, pour certaines disciplines, au pire de la réforme de 2010. L’arrêté du 4 février précise cependant que pour ces stagiaires, le « crédit jours donne lieu à allègement du service d’enseignement ». Il paraît indispensable que cela se traduise, au minimum, par une décharge hebdomadaire qui rende effectif ce « crédit jours ».

      Une réforme condamnable

      Pour le SNUEP-FSU, cette réforme va à l’encontre d’une entrée dans le métier sereine, bien rémunérée et formatrice. Au contraire, elle précarise les étudiant·es, elle les met dans des situations impossibles : trop peu de temps de préparation du concours, trop peu de temps de préparation des cours, trop peu de temps de formation didactique et pédagogique. Dans des sections qui peinent parfois à recruter, ces nouvelles dispositions risquent de dissuader les personnes qui souhaiteraient passer les concours.

      Les syndicats de la FSU dénoncent par ailleurs la mise à temps plein des stagiaires, demandent une véritable décharge de service sur le temps du tuteur avec une revalorisation salariale et refusent la contractualisation des étudiant·es au profit d’un statut d’étudiant·e fonctionnaire.

      Le journal du SNUEP-FSU Nice Spécial Stagiaires à télécharger ci-dessous en cliquant sur l’image.

      Pour nous contacter vous pouvez utiliser aussi l’adresse mail sa.nice@snuep.fr

      Refusons et combattons ensemble l’extinction programmée des lycées professionnels orchestrée par le Président et les Ministres

      Lors de sa conférence de presse de rentrée 2022 le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye a confirmé son adhésion pleine et entière au projet dévastateur pour les personnels et les élèves de la voie professionnelle scolaire du Président de la République : les lycées professionnels seront réformés en profondeur sur le modèle de l’apprentissage.

      Alors que le gouvernement et ses ministres du travail successifs n’ont de cesse de présenter l’apprentissage comme une solution magique contre tous les maux du pays en omettant d’ailleurs d’évoquer sa face cachée peu glorieuse, un ministre relevant du ministère de l’Éducation nationale devrait respecter son devoir de défendre une scolarisation ambitieuse pour tous les jeunes et surtout ceux issus des classes sociales défavorisées. Ce ne fut aucunement le cas pour Pap Ndiaye qui n’a eu qu’une seule phrase, vide de sens et de 10 secondes, pour évoquer cette voie du lycée au cœur d’enjeux socio-économiques essentiels pour notre pays.

      Il annonce en revanche une prétendue volonté de lutter contre les discriminations et le décrochage scolaire. Or l’apprentissage en bac pro c’est 40 % de jeunes qui, par des ruptures de contrats subies, restent sur le carreau, sans qualification, obérant de manière alarmante leur avenir professionnel. L’apprentissage est aussi un système structurellement défavorable aux filles (70 % de garçons) et aux jeunes issus de l’immigration maghrébine et subsaharienne. Est-ce ce modèle qu’il veut appliquer aux lycées professionnels qui aujourd’hui accueillent 630 000 jeunes sans condition ?

      Le ministère de l’Éducation nationale veut calibrer les filières des lycées professionnels vers les secteurs en pénurie d’emplois, désertés aujourd’hui par les actifs du fait des conditions salariales et de travail déplorables. Ce qui revient à instrumentaliser l’orientation des jeunes de 15 ans vers les métiers les plus pénibles et les moins valorisés. Ce choix est purement scandaleux. C’est aussi une vision étriquée et dangereuse de la formation professionnelle scolaire que de lui assigner comme objectif de répondre essentiellement aux besoins immédiats et locaux des entreprises. Pour le SNUEP-FSU, la carte des formations doit évoluer non pas dans l’intérêt particulier de quelques firmes ou branches professionnelles mais dans l’intérêt général du pays relativement aux défis qui se posent à la société : la transition écologique, la nécessaire réindustrialisation, la prise en charge du grand âge, le renforcement de la Fonction publique.

      Le ministère de l’Éducation nationale annonce aussi l’augmentation de 50 % des stages dès la rentrée 2023. Les augmenter de 50 % c’est réduire d’autant la présence des élèves dans nos lycées professionnels. Mathématiquement, ce sont des coupes sombres dans nos horaires disciplinaires auxquels il faut s’attendre et, en toute logique, des suppressions massives de postes de professeurs de lycées professionnels dans les années à venir. Pour les jeunes, c’est un renoncement sans précédent de la part du ministre à la dimension éducative et émancipatrice de leur formation et une entrave organisée à leurs poursuites d’études. C’est aussi laisser à penser un mensonge tenace concernant le rôle formateur de l’entreprise. En stage les élèves sont une main-d’œuvre comme les autres, ils apprennent « sur le tas » uniquement des gestes techniques, sans qu’aucun personnel n’ait du temps dédié pour les accompagner. Le ministère remet au goût du jour la vision extrêmement réactionnaire et restrictive de la formation professionnelle des jeunes, datant d’un autre siècle, plutôt que de renforcer un enseignement global et équilibré entre savoirs généraux et savoirs professionnels dans nos lycées publics.

      Le SNUEP-FSU s’engage à porter ses exigences fortes d’augmentation des salaires et à dénoncer et combattre partout le projet dévastateur et rétrograde du gouvernement et du ministère de l’Éducation nationale pour la voie professionnelle. Il exprimera précisément ses critiques et portera ses propositions lors de sa conférence de presse du 30 août à 11h.

      Le SNUEP-FSU œuvrera à la mise en place d’une intersyndicale large et unitaire pour contrer ce projet. Il appelle tous les personnels de la voie professionnelle à se saisir de la pré-rentrée et des heures d’informations syndicales pour échanger avec les collègues des moyens d’actions à mettre en œuvre.

      Rentrée 2022 – Mesures sanitaires

      Le rentrée scolaire 2022 voit le protocole sanitaire prévu pour 2022-2023 s’appliquer au niveau socle. Cela signifie l’application dans les établissements scolaires des recommandations émises par les autorités sanitaires pour l’ensemble de la population (port du masque non obligatoire par exemple). Les recommandations pour le lavage des mains, la désinfection des surfaces fréquemment touchées et l’aération des salles persistent. Des masques sont à dispositions des personnels qui le souhaitent. Jusqu’aux vacances d’automne, des autotests restent disponibles en pharmacie pour les personnels au contact des élèves.

      Le ministère a actualisé la FAQ -> la consulter ici.

      Personne vulnérable, précédemment en ASA

      Lors de la réunion sanitaire du 23 août 2022, le ministère nous a indiqué que la situation des personnes vulnérables restait inchangée. La décret du 8 septembre 2021 est donc la référence. Les personnels vulnérables qui sont en ASA restent donc en ASA jusqu’à nouvel ordre.

      En cas d’injonction de retour au présentiel de la part de votre hiérarchie, appuyez-vous sur ce décret et demandez que soit mise par écrit cette demande avec les références réglementaires sur lesquelles votre chef d’établissement affirme s’appuyer. Contactez également votre section académique pour qu’elle intervienne afin de faire respecter vos droits.