Une grève historique dans les lycées professionnels

Les personnels de lycées professionnels et des lycées agricoles et maritimes se sont fortement mobilisés mardi 18 octobre pour réussir une grève majoritaire à l’appel d’une intersyndicale unitaire. Les actions, rassemblements et manifestations qui se sont déroulés sur l’ensemble du territoire ont permis aux personnels d’exprimer clairement leur opposition à la réforme engagée de manière autoritaire et pyramidale par le président Macron et la ministre Carole Grandjean. Il faut en finir avec ce mépris des PLP : le ministre de l’Éducation nationale et celui de l’Agriculture doivent entendre la colère des personnels et M. Pap Ndaye répondre à la lettre ouverte envoyée par l’intersyndicale.


L’expertise des personnels de lycées professionnels que nous représentons est une évidence : ils connaissent les élèves et leur famille, maîtrisent les contenus de formations, certifient les diplômes et sont aussi dans une relation directe et régulière avec les entreprises qui accueillent nos jeunes. Pour ces raisons légitimes, nos organisations syndicales demandent au ministre d’organiser des groupes de travail avec les syndicats des lycées professionnels pour établir un diagnostic sérieux et rigoureux sur l’ensemble des difficultés des élèves et des personnels. Sans cet état des lieux préalable, il est inacceptable d’envisager et d’imposer une quelconque réforme.

D’ores et déjà, nos organisations soutiennent les actions des établissements mobilisés notamment ceux qui viennent d’apprendre avec une grande brutalité leur fermeture en septembre 2023, à Paris comme dans le grand Est.
Pour cela, nos organisations appellent à une semaine d’action dès la rentrée pour multiplier les initiatives locales et amplifier la mobilisation. Chaque initiative intersyndicale comptera : HIS communes, Assemblées générales, communication auprès des parents et des acteurs locaux, campagne de signatures de la pétition, tractages…
Nos organisations appellent à une nouvelle journée de grève et de mobilisation le jeudi 17 novembre sous forme de rassemblements et de manifestations et exigent toujours le retrait du projet de réforme de la voie professionnelle.
Nos organisations syndicales ont décidé de se revoir le 9 novembre pour une nouvelle expression commune.
Montreuil, le 20 octobre 2022

Les professeur·es des lycées professionnels ont revalorisé la voie professionnelle !

Une grève et une mobilisation réussies dans le 06 et le 83. Des taux de grévistes PLP qui dépassent les 50-60% dans beaucoup d’établissements. Des collègues du 1er degré, du collège ou du lycée se sont associés au mouvement C’est le point de départ du combat qui va s’intensifier pour exiger le retrait de la réforme macron pour sauver le lycée professionnel et refuser l’assignation sociale et à résidence d’un tiers de notre jeunesse !!

Petite précision sur le comptage: Il faut rappeler que le ministère qui indique moins de 30% des grévistes tient compte de l’enseignement public/privé, en prenant tous les enseignants, sans tenir compte de ceux qui ne travaillent pas le mardi ou qui ne commencent pas à 8h. Nos comptages tiennent compte du nombre de professeurs normalement attendus ce mardi 18 et du nombre de personnels qui se sont mis en grève sur l’ensemble de la journée.

Les professeur·es des lycées professionnels ont déposé les cartables et les outils pour exprimer leur totale opposition au projet de réforme Macron et exiger son retrait. Nous étions 62 % en grève et dans l’action devant nos lycées pros, les rectorats, les DSDEN et dans les manifestations partout sur le territoire.

Nos élèves sont invisibles, nos formations sont invisibles, les métiers auxquels nous préparons sont invisibles et, malgré toute la volonté du ministère pour renforcer la relégation sociale et scolaire de la voie professionnelle, nous PLP avons répondu présent·es mardi 18 octobre à l’appel d’une intersyndicale unanime ! Nous avons redonné de la dignité à nos métiers et à nos lycées professionnels en donnant à voir, par notre présence dans la grève, notre détermination à ne pas laisser le gouvernement et le ministère saccager l’avenir de nos élèves. Les opérations de communication du ministère ne fonctionnent plus et nous restons résolu·es à refuser le cadre imposé de la réforme ! Car si la réforme n’est pas écrite comme le prétend Carole Grandjean devant l’Assemblée nationale, le cadre est bien là. Ce premier recul communicationnel, à mettre au crédit de cette grève historique, est loin de satisfaire les PLP.

Le SNUEP-FSU demande en urgence des concertations académiques et nationales avec les organisations syndicales de l’Éducation nationale d’abord. Le ministre doit maintenant écouter ses personnels et leurs représentant·es syndicaux. Il est urgent de tirer un bilan rigoureux et objectif des difficultés avérés de nos élèves sur la base de données sérieuses en amont de toute perspective plus large de concertation. Le ministre doit dans un premier temps desserrer le calendrier contraint car aucune réforme, d’ampleur ou non, ne peut ni ne doit être arbitrée en janvier pour une mise en œuvre en septembre : c’est une aberration pour les jeunes mais aussi pour les personnels.

Ce que nous avons entamé par cette première étape de mobilisation est historique et nous devons en être fier·es ! Nous devons continuer à échanger entre collègues en heures d’information syndicales, en stage et en assemblées générales, pour continuer à construire le rapport de force, pour gagner et pour contraindre le ministère à écouter nos revendications : nos lycées professionnels et nos formations doivent être renforcées, nos métiers confortés, nos salaires revalorisés et les parcours scolaires des élèves sécurisés et augmentés.

Le SNUEP-FSU continue de porter haut et fort la voix des PLP qui s’est largement fait entendre mardi. Il soutient les collègues mobilisé·es dans leurs établissements. Dans l’intersyndicale mercredi soir, il portera aussi la nécessité de préparer un nouveau temps fort à la rentrée car le préalable à toute concertation sereine et sérieuse est bien le retrait du cadre imposé dans ce projet de réforme. La balle est dorénavant dans les mains du ministre. Charge à lui de l’envoyer dans la bonne direction : vers le patronat ou vers les personnels et les jeunes dont il a la responsabilité !

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE MARDI 18 OCTOBRE 2022

En parallèle de l’appel national intersyndical, le Snuep-fsu a été à l’initiative de la création d’une intersyndicale au niveau académique dès le 29 septembre. Il a été décidé ce 12 septembre au soir en intersyndicale, de 2 rassemblements devant des LP à haute valeur symbolique :

NICE : à 10h30 devant le LP Pasteur
TOULON : 09 H 30 devant la gare SNCF

TRACTS À DIFFUSER MASSIVEMENT dans vos établissements en amont du 18 octobre :
Tract intersyndical académique :

Tract SNUEP-FSU Voie Pro :

Communique Intersyndical des Fédérations de l’éducation du 12 octobre pour la réussite du 18 octobre 2022

Inscription au stage SNES-SNUEP FSU « Stagiaires »

    Voici ci-dessous les informations à compléter pour ta participation à la formation.
    Les co-secrétaires académiques du Snuep-fsu Nice: Andrée Ruggiero, Emmanuelle Cazach et Christian Petit.

    N'OUBLIE PAS D'APPUYER SUR "ENVOYER" à la fin.

    Inscription au stage « militer en établissement »

      Voici ci-dessous les informations à compléter pour ta participation à la formation.
      Les co-secrétaires académiques du Snuep-fsu Nice: Andrée Ruggiero, Emmanuelle Cazach et Christian Petit.

      N'OUBLIE PAS D'APPUYER SUR "ENVOYER" à la fin.

      Communiqué : Lycée professionnel – En grève le 18 octobre pour le retrait du projet Macron

      Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l’apprentissage. C’est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

      L’augmentation du nombre de semaines de stage impliquera moins de semaines d’enseignement dans nos lycées. Si le président a enfin concédé à dire que l’enseignement général doit rester une composante de la formation des jeunes, il l’a évoqué surtout à l’aune de disciplines qui seraient « fondamentales ». Les langues vivantes, l’éco droit, l’éco gestion, les arts appliqués, l’EPS, la PSE seront-elles considérées comme fondamentales et les postes des collègues concernés préservés ? Sa volonté de renvoyer la ventilation du volume d’enseignement général au niveau local impliquera une remise en cause du caractère national de l’accès aux formations professionnelles pour les jeunes et des diplômes professionnels. Nos organisations syndicales sont fermement attachées au principe d’égalité de notre école républicaine et revendiquent le maintien d’une grille horaire nationale pour toutes les filières professionnelles. Elles revendiquent aussi une dimension émancipatrice de la formation des jeunes à laquelle participent toutes les disciplines.

      Cette diminution du temps scolaire percutera aussi les enseignant·es de matière professionnelle pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH.

      Nos élèves sont contraints par les lieux de stages. Nombreuses sont les entreprises qui ne peuvent pas leur proposer l’intégralité des plateaux techniques et des activités développées dans les lycées professionnels pourtant indispensables à l’obtention de leur diplôme.

      Il veut imposer dès la 5ème de collège un dispositif « Avenir » consistant à dédier une demi-journée par semaine pour découvrir les métiers et les entreprises. Pour nos organisations il faut renforcer les missions et le nombre de personnels d’orientation et préparer les collégiens à tous les parcours d’orientation sans exception.

      Oui la carte des formations doit évoluer, nous le portons haut et fort depuis des années. Pour nos organisations elle doit évoluer dans l’intérêt général du pays au prisme des grands enjeux écologiques, de la prise en charge du Grand âge, de la nécessaire réindustrialisation, du numérique… D’aucune façon, son « évolution » ne doit se restreindre à la seule mise en adéquation avec les besoins économiques immédiats et locaux des entreprises : chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel, doit pouvoir trouver la formation de son choix.

      Pour nos organisations syndicales CGT Agri, CGT Educ’action, CNT-FTE, SE-UNSA, SNALC, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNFOEP, SNUEP-FSU, SEA-UNSA, SNEP-UNSA, CGT Enseignement privé, SNETAA-FO, SNETAP-FSU, SNUPDEN-FSU, SUI-FSU, SUD rural, SUNDEP-solidaires et SUD Éducation, l’urgence est de renforcer les lycées professionnels et de donner plus de temps et de moyens aux personnels pour faire réussir tous les élèves.

      La réforme est à l’opposé de nos ambitions, c’est pourquoi nos organisations appellent à une journée de grève le mardi 18 octobre, point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet.

      Montreuil le 23 septembre 2022

      Pour les salaires : en grève le 29 septembre !

      MANIFESTATIONS:

      TOULON : 10 H 30, PLACE DE LA LIBERTE LIEN

      DRAGUIGNAN : 10 H 30, SOUS-PREFECTURE

      NICE : 10H JARDIN ALBERT 1er LIEN

      REVALORISATION IMMÉDIATE POUR TOUTES ET TOUS !

      La situation actuelle d’inflation des prix et du coût de la vie appelle des mesures d’urgence. Dans la Fonction publique, nous ne pouvons nous satisfaire de la revalorisation de 3.5 % du point d’indice, nettement insuffisante face à l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations de 10 % au moins dès maintenant pour toutes et tous. Dans nos métiers, il en va de l’attractivité et de la sauvegarde du service public de l’enseignement professionnel. Il faut cesser les politiques de revalorisation à coup de primes et d’heures supplémentaires. Le SNUEP-FSU revendique un rattrapage immédiat de 300 euros net, l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation.

      10 pour cent…pour qui ? pour quand ?

      Pour les PLP et les CPE, le président de la république avait évoqué pendant sa campagne puis début septembre, une augmentation « sans conditions » de leur rémunération de 10 % pour toutes et tous sans toutefois en fixer le calendrier de mise en œuvre. Le 12 septembre, le ministre annonce une augmentation qui serait ciblée prioritairement sur les débuts de carrière qui “toucheront 2000 euros par mois à partir de septembre 2023” et indique que les milieux de carrières seront aussi concernés par des mesures salariales avec cette annonce pointant un « plat qui dure au moins une dizaine d’année auquel nous devons auquel nous devons toucher pour que les enseignants en milieu de carrière voient leur progression se matérialiser » (P.Ndiaye sur France Info). On apprend donc que les milieux de carrière se situent à une dizaine de d’année ! Et les fins de carrière sont donc exclues de ces annonces. On est donc très loin de la revalorisation pour toutes et tous !

      Nous exigeons une revalorisation pour toutes et tous, pour les début, milieu et fin de carrière !

      Revaloriser l’enseignement professionnel public passe aussi par la revalorisation de ses personnels !

      Pour préparer la grève

      Les tracts à distribuer :

      Tract Voie Pro

      Tract Éducation

      Tract AESH

      Ensemble, stoppons le projet de réforme  des lycées professionnels

      Lors de son déplacement en Vendée le président Macron a officialisé le lancement des débats locaux dans les lycées professionnels.

      Après avoir enfin concédé à préserver une dimension générale et citoyenne dans la formation professionnelle des jeunes, il annonce que les volumes disciplinaires dédiés aux enseignements généraux seraient décidés localement. Les élèves n’auront donc plus les mêmes droits, pour préparer leurs examens et obtenir un diplôme national, selon leur établissement et leur secteur géographique. C’est une véritable remise en cause d’un des piliers de l’école républicaine : l’égalité entre tous les jeunes.

      Pour justifier le dispositif Avenir en collège, le président dénonce l’orientation par défaut dans la voie professionnelle allant jusqu’à oser parler de « mauvaise organisation collective ». Après avoir progressivement démantelé les missions et les périmètres des personnels d’orientation, il leur fait maintenant porter une responsabilité qui n’est pas la leur.

      L’augmentation des stages, fortement contestée par les collègues, impliquera inéluctablement moins de présence des élèves dans nos établissements. Ils ne bénéficieront donc plus, ou beaucoup moins, des projets culturels, artistiques et sportifs alors même qu’ils sont les plus éloignés de ces pratiques.

      Quant à la volonté de réviser les cartes des formations uniquement au prisme des besoins locaux des entreprises sur un bassin d’emplois, c’est révélateur d’une vision étriquée de la formation professionnelle des jeunes qui va encore plus les assigner à résidence géographique.

      Les personnels l’affirment haut et fort : ils ont besoin de plus de temps pour faire réussir tous les jeunes et les élèves ont besoin de plus d’école pour sécuriser leur parcours scolaire et leur avenir professionnel.

      Nos organisations syndicales SNUEP, SNES, SNEP, SNETAP, SUI et SNUPDEN de la FSU appellent les personnels à poursuivre l’organisation d’heures d’information syndicale dans les établissements pour échanger ensemble sur cette réforme et sur les moyens d’action pour la stopper.

      Si ce projet est maintenu, nos organisations SNUEP, SNES, SNEP, SNETAP, SUI et SNUPDEN de la FSU prendront leurs responsabilités lors de l’intersyndicale du 22 septembre prochain.

      Mutations et affectations des personnels du second degré

      Un enjeu majeur et une nécessité pour y arriver : des postes !

      De plus en plus de personnels du second degré se retrouvent dans l’impossibilité de muter ou obtiennent des affectations non souhaitées. C’est une conséquence directe des politiques de suppressions continues de postes menées par les gouvernements successifs. Moins de postes de titulaires, c’est moins de possibilités de muter et donc moins de satisfaction.

      À cela s’est ajoutée cette année la réforme des concours qui place une grande partie des fonctionnaires stagiaires à temps plein, réduisant encore les possibilités d’accueillir des titulaires dans les académies.

      La FSU défend depuis toujours un service public de qualité. Le recrutement national par concours est un gage d’égalité sur tout le territoire. Par ses décisions et sa volonté affichée de recourir davantage aux non titulaires, le ministère a créé les conditions de la désorganisation du service public et de concurrence entre les personnels. Moins de postes de titulaires, c’est moins de possibilités de muter et donc moins de satisfaction.

      Par ailleurs, les personnels n’ont plus aucune confiance en l’administration quant aux opérations de carrière. La loi de transformation de la Fonction publique a engendré une opacité totale : les personnels n’ont plus d’éléments de compréhension et de perspectives.

      Le service public d’éducation a besoin de personnels formés sur tout le territoire et traités de manière équitable avec le rétablissement d’instances paritaires, où siègent les représentant·es des personnels. Les créations de postes sont un enjeu majeur et la clé pour que les conditions de mutation et d’affectation soient satisfaisantes pour les personnels.

      La FSU réclame la création de postes en nombre suffisant pour couvrir les besoins du second degré (y compris les besoins en remplacement) sur tout le territoire.

      Communiqué SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU

      12 septembre 2022

      Sous l’apprentissage, la désorganisation de la voie professionnelle sous statut scolaire !

      Communiqué de l’intersyndicale de la voie professionnelle

      Le président Macron dans son discours de rentrée aux recteurs a réitéré sa volonté d’engager une nouvelle réforme de la voie professionnelle sous statut scolaire en souhaitant une convergence de celle-ci vers le modèle de l’apprentissage.

      Suite à ces annonces, une intersyndicale réunissant la CGT Educ’action, le CNT-FTE, le SE-UNSA, le SNALC, le SNUEP-FSU, le SNETAA-FO et SUD Éducation, c’est-à-dire l’ensemble des organisations syndicales de la voie professionnelle, s’est tenue le mardi 30 août.

      Le constat qu’elles font est unanime : l’inquiétude est réelle en cette rentrée, et ces annonces présidentielles laissent planer une menace forte pour l’avenir des lycées professionnels, des PLP et des élèves de la voie professionnelle au sein du Service public d’Éducation.

      En effet, le président veut « un partenariat beaucoup plus étroit avec les entreprises » laissant subsister le mensonge que les PLP en seraient éloignés alors même que, pour beaucoup, ils ont exercé dans le privé et qu’ils entretiennent des liens rapprochés avec les entreprises et leurs salariés qui accueillent nos élèves en stage. 

      La feuille de route énoncée reste floue pour le moment : durée des PFMP augmentée de 50% aussi bien en CAP qu’en Bac pro dès la rentrée 2023, fermeture des formations prétendues non insérantes, cartes des formations mises en adéquation avec les métiers qui peinent à recruter sur les secteurs en tension. La formation initiale de nos lycéens et lycéennes professionnels serait donc instrumentalisée pour développer toujours plus l’apprentissage avec l’objectif d’atteindre 1 million d’apprentis. Autant de mesures qui sont une menace directe pour les postes de PLP, mais aussi et surtout pour la vocation émancipatrice de l’enseignement professionnel sous statut scolaire des élèves. Nos élèves n’ont pas besoin de plus d’entreprise mais de plus d’école, plus de culture et d’enseignement général, bref de plus de bases scolaires.

      Le leitmotiv « on apprendrait mieux sur le tas » tout comme l’amalgame des lycées professionnels à un « gâchis » généralisé sont inacceptables. C’est pourquoi les organisations syndicales CGT Educ’action, CNT-FTE, SE-UNSA, SNALC, SNUEP-FSU, SNETAA-FO et SUD Éducation appellent l’ensemble des personnels des lycées professionnels et Érea à se réunir dès ce début septembre en Heures d’informations syndicales dans un cadre unitaire le plus large possible, afin d’informer, d’échanger ensemble sur les projets qui se profilent afin de débattre d’une réponse collective à construire et préparer les mobilisations nécessaires.

      Au regard des enjeux importants d’un tel projet pour les PLP et les élèves, l’intersyndicale demande des clarifications rapides. D’ores et déjà l’intersyndicale a convenu d’une nouvelle date de réunion pour amplifier la réponse collective qui fera échec à ce projet de désorganisation de la voie professionnelle scolaire.

      Montreuil, le 6 septembre 2022