Demande d’audience sur la réforme du lycée professionnel et l’année de terminale bac pro

8 octobre 2024

Les organisations syndicales SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, CGT Educ’action, SE-Unsa, SNALC, Sud Éducation, CNT-FTE demandent une audience sur la réforme du lycée professionnel et l’année de terminale bac pro à monsieur le ministre délégué chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel

Inscription aux stages SNUEP-FSU 2024/2025

Cliquer sur l’intitulé d’un stage pour obtenir les infos et le descriptif.

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Après confirmation, vous allez recevoir un mail avec le récapitulatif de vos inscriptions ainsi qu’un modèle d’autorisation d’absence à compléter pour chaque stage et à remettre à votre chef d’établissement/de service UN MOIS AVANT LA DATE DU STAGE AU PLUS TARD. Exemple pour un stage le 15 novembre; il faut déposer la demande d’autorisation d’absence le 15 octobre au plus tard (ou avant si la date tombe sur une période de vacances).

Concours

1 octobre 2024

Pour enseigner dans un lycée professionnel de l’enseignement public, vous devez obtenir le concours du CAPLP, concours d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel. Attention, toutes les sections ne sont pas ouvertes tous les ans.

Les informations sont sur le site devenir enseignant.

L’arrêté du 24 septembre 2024 autorisant l’ouverture des concours pour la session 2025 a été publié au JORF du 29 septembre 2024. La note de service du 19 septembre 2024, concernant les modalités d’organisation des concours 2025, est parue au BO du 26 septembre 2024.

Les inscriptions sont ouvertes du mardi 1er octobre 2024 à 12h00 au jeudi 7 novembre 2024 à 12h00.

Les épreuves d’admissibilité du concours externe et du 3ème concours auront lieu les mercredi 26 et jeudi 27 mars 2025. Les dates du concours interne seront publiées ultérieurement.

Attention ! concours interne : Le dossier de Raep, support de l’épreuve d’admissibilité du concours interne du CAPLP, devra être téléversé dans l’espace candidat Cyclades au plus tard le mardi 26 novembre 2024 à 23h59 (heure de Paris). Le fait de ne pas faire parvenir le dossier dans le délai et selon les modalités ainsi fixés entraînera l’élimination du candidat.

Concours de recrutement : qu’est-ce qui change à partir de 2022 ?

  • Recrutement : fin de master

Prévu par la loi Pour une école de la confiance, les concours de recrutement externe des enseignant·es sont désormais déplacés en fin de master. Là où avant, il fallait le master pour être titularisé·e, il sera désormais nécessaire d’être titulaire d’un master pour être nommé·e fonctionnaire stagiaire. Cela rajoute donc une année d’étude supplémentaire et décale d’un an le concours. Dans la voie professionnelle, seules sont concernées les sections de l’enseignement général. Les conditions de diplôme restent inchangées pour les sections professionnelles et des métiers.

Des questions, un doute, ne restez pas seul·e. Contacter le SNUEP-FSU.

  • Des concours plus professionnalisés ?

C’est ainsi que le ministère présente sa réforme. Cette volonté de plus de professionnalisation se manifeste dans la refonte des épreuves écrites et orales.

Les épreuves d’admission sont repensées avec l’arrivée d’une épreuve de leçon, qui se substitue aux anciennes épreuves de mise en situation professionnelle et celle à partir d’un dossier.

La grande nouveauté est l’introduction d’une épreuve d’entretien. L’objectif est d’apprécier la « capacité du candidat à se projeter dans le métier de professeur, à développer une réflexion personnelle, ainsi qu’à s’intégrer dans le collectif de l’établissement scolaire. Le candidat est invité à montrer au jury qu’il s’agit d’un projet mûrement réfléchi et à faire partager au jury son envie d’enseigner. Il peut, dans le cadre de l’entretien, faire valoir son parcours et, le cas échéant, valoriser ses travaux de recherche. »

Cela revient ni plus ni moins à un entretien d’embauche et c’est d’ailleurs ainsi que la DGRH a pu parfois le présenter. Il s’agit d’une mise en situation professionnelles hors domaine disciplinaire, l’épreuve se déroule de la manière suivante : 5 minutes présentation par le/la candidat·e de sa motivation en lien avec une fiche qu’il a envoyée avant l’oral mais non notée puis 25 minutes d’entretien avec le jury. Cet entretien compte coefficient 3. Pour la leçon, le coefficient est 5 ou 2 fois 2,5 si deux leçons).

Dans la plupart des cas, cette nouvelle épreuve vient remplacer l’épreuve d’entretien sur dossier. Il y a toutefois une exception pour les disciplines de l’enseignement général où cette épreuve vient s’ajouter. Le nombre d’épreuves d’admission passe donc à 3 sur ces concours. Le SNUEP-FSU demande l’abandon de cette épreuve.

Cette volonté de professionnaliser davantage les concours pose souci quand on sait que les parcours préparant spécifiquement à nos concours sont rares. Cela aura comme conséquence de pousser davantage les futur·es candidat·es à un passage par la case précarité et contractualisation. Le SNUEP avec la FSU continue de demander la mise en place de pré-recrutement avec statut d’élève-fonctionnaire pour enfin mettre un terme à la crise de recrutement qui nous touche.

Pour la réussite scolaire des élèves de l’enseignement professionnel,

le ministre délégué doit rétablir les examens de bac pro en juin

La nomination d’un ministre délégué à la réussite scolaire et à l’enseignement professionnel sous la seule tutelle de la ministre de l’Éducation ne lève pas toutes les craintes quant à l’avenir des lycées professionnels. La précédente double tutelle Travail/Éducation nationale a débouché sur une réforme de l’enseignement professionnel sous statut scolaire pour le rapprocher de l’apprentissage. Ce sabotage organisé dans le mensonge doit cesser et des mesures urgentes doivent être prises.

Au-delà de celles portant sur les salaires des professeur·es de lycée professionnel, c’est sur l’organisation de l’année de terminale bac pro que les personnels attendent une décision salutaire pour les élèves et les personnels. Annoncé sans avoir ému grand monde excepté les personnels, le nouveau calendrier des examens avance les épreuves du bac pro en mai pour que les élèves soient ensuite un mois et demi en entreprise, réalisant un stage non qualifiant.

En avançant les examens en mai, les élèves de terminale bac pro auront moins de cours et de temps de préparation aux épreuves, fragilisant leur réussite à l’examen. En ce mois de rentrée, l’émotion est forte dans les salles des professeur·es et l’inquiétude grandit de jour en jour face à la prévisible désorganisation des lycées professionnels en mai et juin lors du parcours différencié institué contre l’avis de la communauté éducative.

À la rentrée 2023, le ministre de l’Éducation nationale G. Attal rétablissait les épreuves de spécialités du bac général et technologique en juin. En reportant les épreuves du bac pro en juin et en abrogeant le parcours différencié, le ministre délégué Alexandre Portier enverrait un signal positif fort aux personnels de l’enseignement professionnel public. Cela mettrait également fin aux mensonges répétés sur les réformes précédentes censées valoriser cette voie du lycée et signifierait que la réussite scolaire des élèves de lycée professionnel sera au cœur de son action.

Toujours là pour les élèves et les personnels, le SNUEP-FSU continue son action pour que les lycées professionnels bénéficient de l’investissement dont ils ont besoin. Tout comme la question salariale, la restitution des temps d’enseignement supprimés est incontournable.

Le SNUEP-FSU saura prendre ses responsabilités. Il échangera avec l’intersyndicale des lycées professionnels le 30 septembre prochain sur les moyens à mettre en œuvre pour que les élèves de terminale bac pro retrouvent leurs examens en juin

Le 28 septembre défendons le droit à l’avortement partout dans le monde

22 septembre 2024

Le 28 septembre, Journée internationale pour le droit à l’avortement, nous afficherons haut et fort notre solidarité avec toutes les femmes du monde et en particulier celles des pays où est interdit totalement ou partiellement le droit à l’avortement !

Redif. de la Conf. de presse SNUEP-FSU de rentrée

Retrouvez ci-dessous la diffusion de la conférence de presse de la rentrée 2024 du SNUEP-FSU.

Mémo stagiaires 2024-2025

Les mémos stagiaires rentrée 2024 du SNES, SNEP et SNUEP FSU, à consulter et télécharger ci-dessous.

Vous trouverez dans ce mémo stagiaire, les différentes informations concernant l’année de fonctionnaire stagiaire.

Les règles qui régissent les mutations à l’issue de l’année de stagiaire ont été modifiées, ils est d’autant plus important d’être syndiqué pour le suivi de sa demande de mutation et de sa carrière mais aussi pour connaître ses droits et les faire respecter.

Pour adhérer dès maintenant !

Crise d’attractivité : quand le ministère continue de creuser…

17 juillet 2024

Les années se suivent et se ressemblent : cette année encore, les concours de l’enseignement du second degré n’ont pas fait le plein, le choc d’attractivité tant vanté par les ministres successifs étant resté de l’ordre de la pensée magique gouvernementale. Pour celles et ceux qui ont réussi le concours, c’est le début d’un parcours du combattant.   

Depuis 2020, les enseignant·es, CPE et Psy-EN stagiaires sont affecté·es dans l’opacité la plus complète. C’est le résultat de la loi de Transformation de la Fonction publique de 2019 : sous couvert d’une prétendue modernité, cette loi portée par Olivier Dussopt, premier ministre de la Fonction publique d’Emmanuel Macron, a scandaleusement organisé l’opacité et l’arbitraire dans les décisions relatives aux carrières et aux mutations des personnels.     

Le ministère de l’Éducation nationale ne communique plus aucune information aux organisations syndicales, ni aux personnels stagiaires : opacité totale sur les barèmes retenus, les barres des vœux qui ne sont pas satisfaits. Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU  répondent à des centaines de stagiaires déboussolé·es et accueilli·es bien fraîchement dans l’Éducation nationale. Parfois, le ministère ne respecte même pas les règles qu’il a lui-même établi.  Des centaines de lauréat·es ont, cette année encore, contesté leur affectation auprès du ministère. La plupart reçoivent une réponse de refus stéréotypée, sans aucun élément d’appréciation. Nos organisations syndicales ont à plusieurs reprises proposé des améliorations afin que les stagiaires soient traité·es équitablement, et afin que les erreurs d’affectations soient limitées mais le ministère n’en a jamais voulu.

En refusant la transparence, le Ministère laisse planer le doute sur toutes les opérations d’affectation, et pour les futur·es enseignant·es, CPE et Psy-EN, les débuts dans la carrière sont parfois très brutaux. Quel en sera le prix, et combien de lauréat·es vont démissionner dans l’été ? Il est vrai que les candidat·es sont tellement nombreuses et nombreux à se précipiter aux portes de l’Éducation nationale, ce serait dommage de les « choyer » !

Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU  dénoncent également le silence assourdissant du ministère. Nous communiquons régulièrement au Ministère les demandes de révision argumentées pour soutenir les lauréat·es dans leur demande. Le Ministère fait la sourde oreille : qu’y a-t-il donc de plus urgent en ce moment… ?           

Dans l’immédiat et afin de lever l’opacité sur les opérations de mutation qui vont conduire à de nombreuses démissions et abandons de poste, nos organisations demandent solennellement au Ministère la communication de l’ensemble des barèmes retenus pour les lauréat·es ainsi que les barres d’entrée en académie par discipline et type de stagiaire et exigent que des réponses précises et argumentées leur soient transmises pour chaque cas porté à la connaissance du ministère.

Paris, le 16 juillet 2024

Continuer d’agir pour une société plus juste et solidaire

9 juillet 2024

dans l’intérêt des lycées professionnels, des élèves et des personnels

Avec les résultats des élections législatives, l’espoir d’une dynamique pour une rupture de progrès et de justice sociale perdure. Alors qu’elle espérait la majorité, même relative, l’extrême droite et son projet politique raciste, xénophobe et antisocial n’accèdent pas au pouvoir. Résultat d’une politique libérale aggravant les inégalités et démantelant les services publics, la majorité présidentielle sortante subit un revers cuisant. Pour faire barrage à l’extrême droite et enfin rompre avec les politiques des dernières années, le SNUEP-FSU a pris ses responsabilités en portant ses revendications et en soutenant le programme des candidat·es du Nouveau Front Populaire. 

Quel que sera le prochain gouvernement, la défense du service public d’éducation et l’élévation du niveau de qualification par un diplôme resteront des principes incontournables de notre action. L’enseignement professionnel public contribue à l’émancipation de la jeunesse et des futur·es ouvrier·es et employé·es, et ainsi à lutter contre les idées d’extrême droite.

Un vaste plan d’investissement dans les lycées professionnels est plus que jamais nécessaire et dès maintenant, les personnels et leurs représentant·es doivent être entendu·es : abandon de la prépa-2de, du parcours différencié en terminale bac pro et des dispositifs anti-pédagogiques, moratoire sur la refonte de la carte des formations. La loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel doit être abrogée et le subventionnement de l’apprentissage stoppé. Pour résoudre la crise du recrutement, il y a urgence à redonner du sens au métier de professeur·es de lycée professionnel en augmentant le temps d’enseignement professionnel et général, urgence à augmenter les salaires, urgence à améliorer les conditions de travail.

Attaché à une action syndicale stable dans un contexte politique fluctuant, le SNUEP-FSU appelle les personnels à le rejoindre pour renforcer le syndicalisme, pilier des contre-pouvoirs et construire ensemble les mobilisations nécessaires pour se faire entendre et voir se concrétiser les revendications des personnels.

Paris, le 9 juillet 2024

Prepa seconde – Décryptage

8 juillet 2024

CHOC DES SAVOIRS
Prépa – 2nde
Une voie sans issue

À la rentrée 2025, le DNB devient l’examen d’entrée au lycée général, technologique et professionnel. La prépa-2de deviendrait alors la seule possibilité de scolarisation pour les élèves ayant validé une orientation en seconde mais recalé·es au DNB.
Sous couvert de bienveillance, ce dispositif masque en fait la volonté de trier socialement et scolairement les élèves pour orienter davantage en CAP, quel que soit le statut, et en bac pro par apprentissage. Il
s’agit de répondre avant tout aux besoins de main-d’œuvre peu ou pas qualifiée, qui perdurent dans de nombreux secteurs économiques. C’est un renoncement scolaire pur et simple pour une partie de la jeunesse.
Rejeté très largement par la communauté éducative, ce dispositif reste pour l’instant limité à des classes dites « pilotes » pour la rentrée 2024 mais le ministère conserve l’objectif de l’imposer à tou·tes les élèves.

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